
Le chanteur, batteur et producteur Jimmy Morello nous a quittés le 7 juillet 2026 à l’âge de 71 ans des suites d’une longue maladie. Il naît James Edward Morello le 11 mai 1955 à Pittsburgh, la deuxième plus grande ville de Pennsylvanie après Philadelphie. Les éléments biographiques le concernant sont rares, et pour cet article, je me suis basé sur le texte de Richard Skelly sur le site AllMusic. Morello apprend la batterie à 11 ans et ses influences au chant sont enracinées chez les blues shouters dont Roy Brown, Big Joe Turner et Jimmy Rushing, et il ne faut évidemment pas chercher plus loin l’origine sa voix ample et puissante. Il forme un premier groupe dès 13 ans et s’intéresse à la musique en écoutant les disques de sa mère, en particulier des formations vocales comme les Platters, les Drifters et les Coasters.

Mais le blues s’invite davantage dans son parcours à partir de 1971, quand il voit Ray Charles, T-Bone Walker et Jimmy Reed. À la tête de son groupe Cold Steel, il rencontre également Louisiana Red avec lequel il tourne régulièrement durant trois ans, d’abord autour de Pittsburgh puis dans tout le nord-est des États-Unis, mais les deux hommes n’enregistrent pas ensemble. Alors que Louisiana Red s’installe à Hanovre en Allemagne au début des années 1980, Morello part pour Sacramento, Californie, avant de poser ses valises à Phoenix, Arizona. En 1989, il fait désormais partie du groupe de « Bullit » Bill Tarsha (harmonica) et de sa femme Susie Tarsha (chant, basse), Rocket 88s, et apparaît l’année suivante sur l’album « Lights Out » chez Deluxe Records. Selon d’autres sources, il aurait alors aussi travaillé avec Nappy Brown, Big Jay McNeely and Joe Houston.

Il se lie ensuite avec le guitariste Pat Boyack, auquel j’ai récemment consacré un portrait le 26 juin 2026, et participe à deux albums de Boyack avec ses Prowlers, « Breakin’ In » (1994) et « On the Prowl » (1996), tous deux sortis chez Bullseye. En 1997 et 1998, Morello réalise enfin deux albums très réussis sous son nom chez JSP, « Can’t Be Denied » et « The Road I Travel » avec des invités notables dont Alex Schultz et Mitch Kashmar. Le chanteur-bassiste démontre alors toute sa maîtrise dans un registre étendu qui va du blues moderne au blues rock en passant par le Jump Blues. Parallèlement, Jimmy Morello s’implique également dans la production avec JSP, notamment pour Roy Gaines, Carol Fran et Clarence Holliman. Je vous propose pour conclure l’écoute de quatre chansons, les deux premières issues de son premier album et les deux autres du suivant : Can’t Get No Rest et I Ain’t Doing Nothing Wrong, puis Put Down That Bottle et I Got to Know.

