
Connue pour sa voix surpuissante, Sweet Betty Journey nous a quittés ce 20 juin 2026 à soixante-seize ans, trois jours avant son 77e anniversaire. Elle connaissait de graves problèmes de santé, et selon la Music Maker Relief Foundation (que je remercie pour les éléments nécessaires à la rédaction de cet article), elle avait même passé dix mois à l’hôpital en 2024… Elle naît Elizabeth S. Echols le 23 juin 1949 à Duluth, Géorgie, une cinquantaine de kilomètres au nord-est d’Atlanta. Avec une mère qui chante à l’église, elle débute dans le gospel puis s’installe à Atlanta. Après avoir chanté lors de soirées pour des amis, elle décide au milieu des années 1980 de faire de la musique son métier et travaille avec le saxophoniste Grady « Fats » Jackson, qui enregistra en 1953 avec Big Joe Turner dans un groupe qui comprenait également Elmore James. Après la mort de Jackson en 1994, elle accompagne notamment Bob Margolin, et en 1997, elle enregistre pour JSP « They Call Me Sweet Betty », un bon album que j’ai chroniqué dans le numéro 151 de Soul Bag. C’est d’ailleurs Margolin qui la présente l’année suivante à Music Maker, qui l’aidera en 2003 et lui permettra de réaliser en 2004 un nouvel album remarquable, « Live and Let Live ». Sweet Betty n’enregistrera plus mais continuera de se produire et de tourner dans la région d’Atlanta. Je vous propose d’écouter un extrait de son premier album, They Call Me Sweet Betty, et un du second, Walk the Street.

