Ça s’est passé un 29 juillet : premier album d’Honeyboy Edwards

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La discographie d’Honeyboy Edwards n’est pas simple à reconstituer, surtout pour la première partie de sa carrière, car nombre de ses titres ont été édités de longues années après leur enregistrement. Ainsi, ses premières faces gravées en 1942 pour Alan Lomax de la Bibliothèque du Congrès n’apparaîtront qu’en 1992 sur l’album « Delta Bluesman » (Earwig). Quelques autres suivront au début des années 1950, mais à part un single aujourd’hui introuvable, toutes seront éditées plus tard sur différentes compilations. En mars 1964, en plein Blues Revival, le journaliste et historien Pete Welding (fondateur en 1973 du label Testament) et le producteur Norman Dayron retrouvent Honeyboy qui vit désormais à Chicago, et lui permettent d’enregistrer pour Testament cinq chansons qui une fois encore restent inédites…

© : Courtesy of the Blues Archive at the University of Mississippi.

Trois ans plus tard, le 29 juillet 1967, il y a donc tout juste cinquante-neuf ans, Welding revient pour une séance plus consistante, durant laquelle le bluesman enregistre neuf chansons et une longue interview dans laquelle il parle de ses expériences avec Robert Johnson et Tommy Johnson. Comme les précédentes, ces faces ne sont pas immédiatement commercialisées, mais seulement en 1997, avec un disque Testament intitulé « Crawling Kingsnake » qui comprend également les cinq morceaux de 1964. Étrangement, une des neuf chansons de la séance de 1967, Worryin’ Woman Blues, est absente, peut-être parce qu’elle figurait déjà sur la compilation Testament « Bottleneck Blues » (1995). Quoi qu’il en soit, on peut considérer qu’Honeyboy Edwards a bien enregistré le 29 juillet 1967 ce qui deviendra donc son premier album… trente ans plus tard !

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