
Le 5 juin 1984, à l’occasion du quarantenaire du décès de Marcel Lollia dit « Vélo », j’ai publié un article sur cet artiste à propos duquel j’écrivais : « Pour donner la mesure de l’importance et de l’influence de Vélo dans le gwo ka, la comparaison est aisée avec le blues : Vélo est au gwo ka ce que B.B. King est à la guitare ou Little Walter à l’harmonica. » Car Vélo incarnait le gwo ka comme personne, il le vivait, il l’inoculait, et son instrument se faisait vecteur de l’écho de la percussion africaine, harassante, éreintante, tourmentée mais enthousiaste, lancinante mais pressante. L’écho de la musique séminale. Je me réjouis donc d’apprendre la parution en ce mois de novembre 2026 d’un livre consacré à Vélo, que l’on doit à David Angerville et Éric Nabajoth, intitulé Marcel Lollia, Vélo : Une traversée paradoxale de la Guadeloupe – 1931-1984 (éditions Nèg Mawon, 224 pages, 22 euros). Selon le communiqué de l’éditeur, l’ouvrage va au-delà de la biographie et revient sur le parcours de l’artiste à partir de « recherches historiques, de témoignages et d’archives pour restituer avec rigueur le parcours d’un homme aussi fascinant que complexe ». Ça promet !

